Je suis de nouveau très attirée par mes petits pots de crème ces temps ci. Il faut dire que j'ai l'air fatiguée, et je me remarie (avec le même !) dans 15 jours...L'ennemi du moment, c'est le teint chiffoné et la peau grasse. Particulièrement injuste le teint chiffoné : je fume pas, je bois (presque) pas d'alcool et plein d'eau, pas de soleil...Mais la poisse, c'est la peau grasse. Et luisante. Mon front, en fin de journée, il pourrait servir à faire revenir les bateaux au port en pleine tempête. ( et j'exagère à peine ! )
En général les crèmes matifiantes ne sont pas assez hydratantes pour moi ( sauf que je n'ai pas encore testé la dernière Clinique aux antioxydants..), ou contiennent pas mal d'alcool, et les produits à base de silicone, s'ils aident à moins briller, effectivement, en fin de journée, ça finit en enduit sebum-silicone-fond de teint pas réjouissant.
Donc j'ai dégainé cette semaine l'arme absolue : le masque à l'argile (rouge, elle est plus douce). Je le trouve en parapharmarcie en gros tube, et ça coute la somme folle de 3.5 euros environ...Et ça sert à plusieurs choses :
- Il absorbe bien le surplus de "gras"
- Il nettoie les pores : quand on le rince, zoup, disparus, les pores dilatés. A moi la peau fraîche et rosée, façon cul de bébé ( propre, devrais je préciser)
- On peut jouer au film d'horreur dans sa salle de bains : au bout de quelques minutes il sèche, et quand on fait des grimaces, ça craquelle...Effet garanti. Pour faire peur à sa tendre moitié, le masque au kiwi frais, c'est pas mal non plus.
Je n'ai pas fait grand chose de constructif ce week end à part un peu de peinture ( et encore, j'avais acheté un gris clair bien gris, et étalé sur 1m² je le trouve un peu bleuâtre...). En fait, j'ai surtout lu, et trainé mon bouquin tout le week end. Remontons un peu le temps : il y a quelques mois à Paris, je rencontre chez une amie plein de gens que je ne connaissais pas.
On discute bouquins, je repère de loin les livresques-geek ( l'oeil brillant, la voix enthousiaste). Quand on a été bilingue français-elfique ( et qu'on parle encore casta couramment) , ces geek là, on les reconnait de loin.
Ils me parlent d'un livre de plus ou moins science fiction française, qui d'après eux, est le meilleur roman de littérature imaginaire contemporaine. J'écoute avec intéret et me dis que finalement, je vais attendre qu'il sorte en poche, vu que les livres, je les achète par 3 ou 4 ça devient vite une ruine. Et puis là, samedi, je tombe à la Fnac sur la "Horde du Contrevent" d'Alain Damasio. Je suis un peu décontenancée, et intriguée, par le texte plutot cosmogonique éparpillé sur la première page. 100 pages plus tard, c'est cuit, je fais partie de la Horde, et je ne peux plus lâcher ce livre. . Le fond et la forme se rejoignent parfaitement. C'est un brillant exercice de style qui réivente tout un vocabulaire, une ponctuation basé sur le vent. Le monde décrit dans ce livre est en permanence balayé par des vents, si complexes à décrire que les mots n'y suffisent pas, et que c'est la ponctuation qui prend le relais. Plus qu'un simple récit de voyage, initiatique, une quête, qui est un thème récurrent dans ce type de littérature, C'est un véritable univers, tant dans l'objet livre que dans le roman. Le monde et ses habitants sont décrits sommairement, mis à part les vents, mais peu importe, ce récit est avant tout une époustouflante aventure humaine, chorale, racontée par les 23 membres de la Horde simultanément. Chaque personnage est identifié par un caractère typographique qui les identifie avant chaque paragraphe pour reconnaitre qui raconte. Et on se laisse prendre presque malgré soi, j'ai su que c'était fichu quand le premier des héros est mort que je me suis dit "oh, merde, pas lui ! "
Donc, pour résumer, très sommairement, "La Horde du Contrevent" c'est bon, mangez en !
Et j'ai gâché une apres midi de congés là ( rage rage rage ). Mais pas si gachée que ça : je vais aller faire du shopping là. Na ! Parce que je l'ai bien mérité. ( et que ça vaut mieux que de me pendre, non ? )
Si vous voulez d'autres créations que je n'avais pas forcément amenées à l'expo, allez voir dans l'album photos sur la colonne de gauche " hiboux-joujoux-bijoux" !

Une broche en plastique translucide un peu jauni avec une inclusion de la "dame aux chats"

Une autre petite broche, très "Bambi", que je vais remonter en collier, l'épingle est trop tordue pour s'en servir.

Ce collier en "dentelle" de perles, qui a un coté organique qui me plaît.
Et la robe, pour Ilda ;)
Pour le bien être de mon compte, mon somptueux 90B coince. Bien, on a frisé le crime bancaire. ( Oui, mais des robes comme ça à 200 euros, moi j'en croise pas tous les jours, et après tout celles de Zara en coûtent déjà 100 .... )
J'ai trouvé de quoi fusiller ma carte : une robe boule vert sauge, deux jupes vertes ( mui, j'aime le vert ), un haut gris bleu, et une paire d'escarpins vernis aubergine.
Juste avant, j'étais allée dans une boutique qui vend des bijoux et dentelles anciennes, et j'ai craqué pour un collier qui me faisait de l'oeil depuis deux ou trois mois. La bête en question est un collier porte photo en onyx datant des alentours de 1880-1900. D'ailleurs, je viens de comprendre pourquoi c'est à moi qu'il a plu...Monsieur Mon Mari, m'a offert de son côté un médaillon en filigrane.


